Selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 15% des habitants de la planète vivent avec une certaine forme de handicap. On estime à 150 millions les jeunes de moins de 18 ans touchés par le handicap et 80% des personnes handicapées vivent dans les pays en développement.

Au-delà des avalanches de chiffres parfois déshumanisants se cachent des réalités simples. En Guinée, comme dans la plupart des pays dits « en développement », les droits des personnes en situation de handicap ne sont pas respectés et leurs conditions de vie sont extrêmement précaires.

La pauvreté et handicap s’entretiennent mutuellement.

La pauvreté accroît le risque de handicap pour des raisons de malnutrition, d’accès insuffisant à l’éducation et aux soins de santé, de conditions de travail dangereuses, d’environnement pollué et de manque d’accès à une eau propre et à des services d’assainissement. Parallèlement, le handicap aggrave les risques de pauvreté en réduisant les possibilités d’accès à l’éducation, à l’emploi et à un salaire correct, alors que le coût de la vie est plus élevé pour une personne souffrant de handicap.

En Guinée, de nombreuses familles rejettent leurs enfants touchés par la maladie ou un accident car ils ne peuvent pas travailler aux champs ou sur les chantiers, puiser de l’eau au puits ou porter des charges lourdes. En un (gros ?) mot, ils ne sont pas considérés comme productifs par la société.

Une effrayante majorité des personnes en situation de handicap se retrouve donc à la sortie des mosquées, des églises ou au bord de la route pour mendier.